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  • : Ahlan wassahlan sur mon blog! Je suis née en Egypte, je suis une jeune journaliste et traductrice et je veux tout changer! Noraldine22@yahoo.com

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D’autres que moi auraient parlé de " racines" …

 Ce n’est pas mon vocabulaire. Je n’aime pas le mot "racines",

et l’image encore moins. Les racines s’enfouissent dans le sol,

se contorsionnent dans la boue, s’épanouissent dans les ténèbres ;

 elles retiennent l’arbre captif des la naissance,

 et le nourrissent au prix d’un chantage :

 « Tu te libères, tu meurs ! »

Amin Maalouf

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Qu'est-ce qui se passe ailleurs?

Dimanche 1 juillet 2007

Je me réveille, je fais mon thé et j’allume ma télé. Je zappe, rien ne m’intéresse, ni les films, ni les feuilletons, je voulais me rassurer, sur la situation dans le monde arabe, au Moyen-Orient et en Afrique. Je cherche le journal ! Quelque soit sa langue, je m’en fou je zappe et je zappe. Je tombe sur El-Jazira, TV5, El-Arabia, CNN ou les chaînes locales égyptiennes; les nouvelles sont les mêmes, la misère est idem.

En Palestine, les affrontements de ces derniers jours à Gaza ont été les plus graves dès la formation du gouvernement d’union nationale. Et Les tensions se sont accrues avec l’intervention des forces armées israéliennes. La crise redouble à Gaza. Les écoles y sont fermées, les hommes armés sont partout, les colonnes de fumé s’échappent des tours bombardées pour couvrir les cieux. Le climat est terrifiant et la situation est affreuse.

Les images des enfants blessés me tuent, ces petits ne devaient pas être hospitalisés mais accompagnés par leurs parents aux parcs. En plus, je trouve tout ça absurde, les échanges de tirs se déroulent cette fois-ci entre deux côtés palestiniens ! En outre, les affrontements ne sont pas seulement une guerre civile inter-palestinienne, les autorités israéliennes ont autorisé l’envoi de la Cisjordanie à Gaza de 500 soldats palestiniens loyaux à Mahmoud Abbas. Donc tout a été bouleversé, deux côtés palestiniens qui se tuent et un israélien au milieu ! C’est une blague non? Le Hamas a pris le contrôle de Gaza et le terminal a été fermé, des milliers de palestiniens y sont bloqués. Cette ville située aux frontières égypto- palestiniennes, témoigne des crises politiques qui surviennent dans les territoires occupés. Où les rares bâtiments sous construction représentent l’unique source de protection pour les familles palestiniennes désintéressées par le conflit et qui vivent sur les aides des citoyens de Rafah. Située sur la frontière de la bande de Gaza, Rafah est le seul refuge des milliers de palestiniens sans abri bloqués depuis la fermeture du terminal. Donc, un sommet quadripartite a été tenu immédiatement à Charm Al-cheikh en Egypte, pour réunir le président Moubarak, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, le roi Abdallah II de la Jordanie et le premier ministre israélien, Ehud Olmert. Une bonne journée!

A l’issue du sommet, Israël a annoncé de mesures destinées à faciliter la vie des palestiniens. De vrais changements dans la situations palestinienne? Non. Alors à quoi sert un tel sommet? A dévoiler devant les intéressés l’intention de l’Egypte et de la Jordanie de soutenir le président Mahmoud Abbas et de son gouvernement.      

De l’autre côté, le Liban est secoué par de fortes violences, notamment le nord où les combats entre l’armée libanaise et le Fatah Al-Islam s’aggravent. Et les récents attentats contre la Finul (Force intérimaire de l’Onu au Sud-Liban), visent- dès la guerre entre Israël et le Hezbollah chïtte de l’été 2006- pour la première fois les Casques bleus et compliquent la situation. Le Liban se divisera-t-il en deux?

En Irak, les échanges de tirs ne s’arrêtent pas, les bombardements ne cessent pas de s’aggraver entre les différents courants religieux et les forces armées américaines. Entre sunnites, chiites et d’autres, ils se tuent, et ça me tue! Ils n'ont pas le droit de s’entre tuer pour défendre leurs sectes ? S’ils lisent bien leur Coran, ils sauront que c’est interdit de tuer les autres même s’ils leur font du mal. Ils doivent réagir positivement, assez d’ignorance !

De l’autre côté je me demande qui a causé toutes ces divisions ? Qui a été la cause d’une telle guerre? Bush a-t-il trouvé ce qu’il cherchait, a t-il lutté contre le terrorisme? Ou bien c’était un argument pour transférer le pétrole de l’Irak aux Etats-Unis sans le payer?

Au Darfour, il s’agit d’une vraie tragédie et les «grandes puissances» se retrouvent de temps à autre pour discuter de la situation. Le peuple meurt de faim et ils n’ont pas les moyens.

Toutes ces misères, toutes ces tragédies, ce n’est plus le journal c’est plutôt un film d’horreur ? J’éteins la télé et je pense un peu à tout ce que j’ai vu et je retourne à ma vie normale, aux problèmes moins graves de mon pays, à la corruption et à la tricherie. Ayant en tête l’image de ces peuples innocents qui meurent chaque seconde dans ce monde, sur cette terre ronde. 

Par Nora Dardir
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Jeudi 8 mai 2008

Israël interdit l’entrée en Palestine à la cinéaste Annemarie Jacir, dont le film fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2008

 

Officiellement sélectionnée pour l’édition 2008 du Festival de Cannes qui aura lieu le mois prochain, la cinéaste palestinienne, Annemarie Jacir a été interdite d’entrée en Palestine le 30 avril dernier à la frontière jordanienne.


Une femme en uniforme bleu est venue vers moi avec mon passeport à la main et quatre agents de sécurité derrière elle.
Elle m’a remis mon passeport et a dit : « Le ministère israélien de l’Intérieur a refusé votre entrée. »
Je lui ai demandé s’il y avait un motif.
Elle a répondu : « Vous passez trop de temps ici. »
J’ai été ensuite expulsée : escortée par deux des agents à l’extérieur du terminal et mise dans un bus à destination de la Jordanie. dit-elle.

Annemarie, qui est originaire de Cisjordanie, n’a pas été autorisée à entrer en Palestine pendant neuf mois, ce qui signifie que certaines de ses dernières prises de son film n’ont pas pu être tournées en Palestine et elle a dû les tourner dans un autre endroit, avec la coopération des Français de Marseille.
Israël continue de refuser à des centaines de personnes l’entrée à la Palestine, y compris à des cinéastes remarquables comme Jacir, et ce en toute impunité.
Le sel de la mer, le premier long métrage d’une réalisatrice palestinienne, raconte l’histoire de réfugiés de troisième génération en quête de liberté et est une commémoration de la Nakba.
Soraya, 28 ans, née et élevée à Brooklyn, décide de rentrer s’installer en Palestine, le pays d’où sa famille s’est exilée en 1948.

 
Histoire du film : Dès son arrivée à Ramallah, Soraya cherche à récupérer l’argent de ses grand-parents gelé sur un compte à Jaffa mais elle se heurte au refus de la banque. Sa route croise celle d’Emad, un jeune Palestinien qui, au contraire d’elle, ne souhaite qu’une chose, partir pour toujours.
Pour échapper aux contraintes liées à la situation du pays mais aussi pour gagner leur liberté, Soraya et Emad devront prendre leur destin en main quitte à transgresser les lois. Dans cette course à la vie, ils nous emmèneront sur les traces de leur Histoire en Palestine perdue.

Source : l’Association France Palestine Solidarité

Par Nora Dardir
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Vendredi 18 juillet 2008

12 juillet 2008. Le président syrien Bashar Al-Assad s’est rendu à Paris pour la première fois depuis une rupture des relations diplomatiques franco-syriennes qui a duré trois ans. Le président syrien a été officiellement invité  par le président Sarkozy, parmi 40 autres dirigeants, pour le lancement de l’UPM (union pour la méditerranée) le 13 et pour participer le lendemain au défilé de la fête nationale française.

Plus de quarantaine diplomatique pour la Syrie. L’avait dit la France en invitant le président syrien pour le lancement de l’UPM.
De même, elle lui a accordé une légitimité internationale vu sa présence parmi le reste des dirigeants pendant le défilé du 14 juillet.
 

Trois ans avant, et suite à l’assassinat de Rafic Al-Hariri l’ancien premier ministre libanais, l’ex-président français, Jacques Chirac a coupé les ponts avec la Syrie qui a été pointée du doigt.
De même, on reprochait au président Syrien le fait d’apporter son appui militaire à Hezbollah et Hamas, et de maintenir une relation stratégique avec l’Iran.  
Novembre 2007. Le Caire. Nicolas Sarkozy a annoncé que: «La France n'aura plus de contacts avec la Syrie tant que cette dernière ne démontrera pas qu'elle est prête à laisser le Liban élire un président de consensus».
Une nouvelle page?
Chose faite par la Syrie. Ce qui est un succès sur un premier plan. Surtout pour la France qui espère jouer le rôle d’un médiateur au Proche-Orient et qui de son côté se contente de peu pour le moment et du coup distribue des récompenses dans tous les sens. 
Mai 2008, Tel-Aviv et Damas annonçaient l’ouverture de négociations indirectes sous l’égide le premier ministre turc.
Pourquoi ce changement de position syrienne? « La guerre du Liban de 2006 a appris à tout le monde que l’on ne peut pas résoudre un problème par la guerre.» Affirme Al-Assad dans une interview donnée à  Alain Gresh sur son blog Nouvelles d’Orient. 
Juillet 2008. Paris. Selon le changement de la position du président syrien qui s’apprête à tout faire pour améliorer son image auprès de la communauté internationale des étapes seront concrétisées bientôt. Déjà, la Syrie et le Liban vont ouvrir des "ambassades" dans leurs capitales respectives. Ce qui n’est pas mal du tout. D’ailleurs, Sarkozy se rendra à son tour en Syrie "avant mi-septembre 2008.
Reactions
Organisée par Reporters sans Frontières et par un groupe de militants. Une manifestation a précédé le défilé du 14 juillet. Dont le but était de dénoncer la présence de Bachar al-Assad à la tribune présidentielle.
Abdun Raouf Darwich, opposant syrien a affirmé pour AFP: «Depuis 40 ans en Syrie : pas de justice.  Il suffit de regarder la corruption et les gens qui tiennent l’économie du pays. Je ne comprends pas quel message adresse-t-on aux populations du monde avec une telle invitation ?»
Ils n’étaient pas les seuls à réagir de la sorte. La visite du président syrien a soulevé les polémiques partout dans le monde, tous s’inquiétant de la présence d’un dictateur au sein d’un pays qui prétend lutter pour les droits de l’Homme.
Le quotidien Libération publie un article très intéressant le 12 juillet titré : «Les dictateurs au sommet», tout en faisant signe au président égyptien, tunisien et sûrement syrien!  

 
Par Nora Dardir

Par Nora Dardir
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Mardi 18 novembre 2008

 Cette histoire s’est déroulée au mois d’octobre et est rapportée par un témoin israélien.

par Alain Gresh

« Récemment, j’ai participé à un rassemblement palestino-israélien appelé Soulha. Il y avait quelques centaines de Palestiniens et d’Israéliens à la recherche de la paix. À Soulha, j’ai rencontré Sami (j’ai changé son nom pour protéger sa vie privée), un jeune Palestinien de 22 ans d’un village de Cisjordanie. Sami a travaillé dans un supermarché à Tel-Aviv au cours des six dernières années pour aider sa famille. Il a été très heureux de rencontrer des Israéliens qui sont intéressés par la paix. Il m’a dit qu’il a toujours su qu’il y avait de bonnes gens des deux côtés, et il a voulu les rencontrer, et les faire rencontrer à ses amis et la famille. »
« Après la rencontre à Soulha, Sami a voulu poursuivre ses contacts avec ses nouveaux amis israéliens, et m’a invité, avec quelques autres personnes qu’il a rencontrés à la Soulha, à célébrer l’Aïd el Fiter (fête de fin de ramadan), à son domicile. Je ne pouvais pas y aller, parce que je partais en vacances le lendemain, mais deux Israéliens s’y sont rendus. Ils ont été reçus très chaleureusement par sa famille et d’autres personnes dans le village, et ils ont apprécié le grand festin. »
« Quelques heures après et alors qu’ils étaient encore là, Sami a reçu un appel sur son portable, d’un homme qui s’est identifié comme un policier palestinien, qui lui a dit de mettre les Israéliens hors du village, car il leur est interdit par la législation israélienne d’être là. »
« Quelques minutes après, Smadar, une Israélienne, a reçu un appel sur son portable, d’un homme parlant l’hébreu, qui s’est identifié comme Shabak (services secrets) et lui a dit qu’ils devaient quitter cet endroit. Alors, mes amis ont pris leur voiture et, ensemble, avec Sami, sont allés au plus proche point de contrôle. »
« Au point de contrôle, tous les trois ont été arrêtés, et emmenés à l’interrogatoire à la police d’Ariel. Là, ils ont été séparés. Les Israéliens ont été interrogés pendant quelques heures, après quoi ils ont été renvoyés chez eux par le bus (leur voiture a été confisquée pendant une semaine, à titre de punition). »
« Sami, pour sa part, a été transféré à un interrogatoire Shabak, où il a été accusé de chercher à “kidnapper les deux Israéliens pour les emmener à Gaza”. A partir de là, l’histoire devient vraiment kafkaïenne : Sami a été mis à l’isolement pendant douze jours, au cours desquels il a été interrogé à plusieurs reprises toutes les quelques heures. Il a été attaché dans sa petite cellule de 2 mètres sur 2, tous le temps, ce qui l’a paniqué, et l’a empêché de respirer correctement. Au cours des interrogatoires, il a été battu (il me dit qu’il souffre quand il respire profondément, peut-être une côte cassée), et a été brûlé avec des cigarettes sur différentes parties de son corps. Après quelques jours, il a fait une hémorragie. Il a été amené à un médecin, qui l’a “nettoyé” et l’a renvoyé à sa cellule, où la torture a continué (lire « 
Torture sous contrôle médical en Israël », Le Monde diplomatique, janvier 1997). »
« Pendant tout ce temps, Sami a refusé d’admettre qu’il était un terroriste, et a refusé d’accepter de devenir un collaborateur (ce qui lui a été proposé et aurait entraîné sa libération immédiate). Il a également été forcé à signer de nombreux documents en hébreu, il ne sait pas de quoi il s’agissait, car il ne sait pas lire l’hébreu. »
« Après douze jours de torture, pendant lesquels il a été menacé, battu et humilié, les interrogateurs ont finalement admis qu’il n’était pas un terroriste. Il a été conduit devant un juge militaire et on l’a accusé d’avoir “tenté d’entrer illégalement en Israël”. Il a été transféré dans une prison (où il a rencontré Marwan Barghouti), et quelques jours plus tard, il a été envoyé chez lui avec un “présent” : une période de deux ans de probation. S’il est à nouveau arrêté en Israël au cours de ces deux années, il ira automatiquement en prison. Cela signifie bien entendu qu’il perd son travail et qu’il ne pourra plus soutenir sa famille. »
« Pendant tout ce temps, son amie israélienne, Smadar, a essayé de prendre contact avec lui, de savoir où il se trouvait, mais elle n’a reçu aucune information de la part des autorités, et elle ne savait pas vers qui se tourner. »
« Sami m’a appelé deux jours après cette épreuve. Sa voix était brisée, mais pas son esprit. Je suis en train de faire ce que je peux pour l’aider. J’ai écrit un rapport à partir de ce que lui et son amie israélienne m’ont raconté, et de ce qui s’est passé, afin de l’envoyer à un ami avocat, qui à son tour nous a dirigé vers le Comité contre la torture. Je ne sais pas encore si cela nous conduira quelque part. J’espère qu’il pourra engager une action pour obtenir aussi de quoi couvrir ses frais médicaux ainsi que lui fournir un certain revenu, et même, peut-être, lui permettre d’aller à l’école. Mais cela coûterait beaucoup d’argent. »

Le jeune homme ayant subi des pressions, il a renoncé à engager des poursuites.

Par Nora Dardir
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Jean-paul Sartre
«En vérité, ce monde était d’une cruelle simplicité, mais les grands penseurs à qui avait été dévolue la tâche de l’expliquer aux profanes ne pouvaient se résoudre à l’accepter te quel, de peur d’être taxés d’esprits primaires. Par ailleurs, on courait trop de risques à vouloir expliquer les choses d’une manière simple et objective.»
Albert Cossery

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