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  • : Ahlan wassahlan sur mon blog! Je suis née en Egypte, je suis une jeune journaliste et traductrice et je veux tout changer! Noraldine22@yahoo.com

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D’autres que moi auraient parlé de " racines" …

 Ce n’est pas mon vocabulaire. Je n’aime pas le mot "racines",

et l’image encore moins. Les racines s’enfouissent dans le sol,

se contorsionnent dans la boue, s’épanouissent dans les ténèbres ;

 elles retiennent l’arbre captif des la naissance,

 et le nourrissent au prix d’un chantage :

 « Tu te libères, tu meurs ! »

Amin Maalouf

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J’ai interviewé

Samedi 24 mars 2007

« C’est le livre de qualité qui survivra »

Ex-bras droit d'Antoine Gallimard, elle a démissionné il y a un an et demi pour diriger la maison concurrente, Flammarion. Teresa Cremisi, 60 ans, revient sur son expérience.      

 

1- Teresa Cremisi, en quoi la multiplicité de vos origines a-t-elle marqué votre parcours professionnel et vos choix ?

     Je suis née en Alexandrie d’un père italien et d’une mère espagnole anglaise, tous les deux très cultivés et francophiles. Et, j’ai un souvenir très agréable de mon enfance en Egypte. Ensuite, j’ai vécu en Italie pendant 25 ans, et là il fallait un grand effort d’adaptation, car je parlais assez mal l’italien, à la maison on parlait français et anglais. Tout ce mélange m’a vraiment donné le goût et des mondes différents et de personnes différentes. Personnellement, cela donné l’envie d’acquérir les idées des autres.   

 2-     Vous avez été directrice éditoriale chez « Gallimard » pendant seize ans. Quel bilan tirez-vous de cette expérience?  

   Gallimard m’a donnée énormément, certes c’était mon rêve, c’était une grande maison de littérature possédant le plus beau catalogue du monde. Cela m’a donné la possibilité de travailler dans des collections extraordinaires, et dans un milieu extraordinaire pour qui aime la littérature. J’y ai aussi puisé le savoir-faire d’une grande institution. D’un autre côté, à mon arrivée à   Gallimard quand je pense avoir apporté un esprit de jeunesse et de simplicité   parce que c’était une maison très institutionnelle. Et j’ai un peu bousculé,  pour que  gens se parlent entre eux, et pour qu’il y ait plus de nouveauté, plus de dynamisme.

3-     Il y a un an et demi que vous avez démissionné pour prendre la tête des éditions Flammarion, après avoir refusé de nombreuses propositions. Pourquoi ce choix? 

   Certes, partir est toujours difficile mais il y a un moment dans notre vie où nous pouvons accepter ce que nous avons déjà refusé. Des moments où nous nous  sentons obligés de changer. Aujourd’hui mes enfants ont grandi, j’ai pensé tenter autre chose, ajouter un nouvel élan à ma vie. Quant on construit, on peut quelque part on peut construire ailleurs. Et puis nous devons toujours changer les choses pour les rendre plus efficaces, et c’est justement ce que j’ai essayé de faire avec Flammarion : Redonner de l’éclat à cette ancienne maison pour la rendre  plus dynamique.  

4-     Quelles différences principales voyez-vous entre Gallimard et Flammarion? 

    Flammarion est une maison plus ancienne, cinquante ans de plus environ. Elle est structurée de manière différente aussi. Elle est divisée en plusieurs petites maisons au sein du groupe, et accorde une place plus grande à  la non- fiction, c’est-à-dire l’histoire, l’économie, le droit, et les sciences, beaucoup de sciences. Chez Gallimard en revanche, la littérature occupe presque toute la place. En fait, il s’agit de deux mondes tout à fait différents. Ce n’est même pas comparable.

5-      Avec l’expérience qui est la vôtre, avez-vous réussi à percer le secret de la réussite d’un auteur ? 

    Prenons comme exemple l’énorme succès réalisé par Alaa El-Aswany en Egypte, puis en France et en Italie, tandis que tant d’auteurs ne sont même pas lus. Cela dépend de l’écrivain et un peu du hasard, mais surtout de sa capacité a trouver de l’écho auprès des lecteurs au travers de ce qu’il écrit.

6-    Quel est le rôle de l’éditeur dans ce succès?  

   Certes, le choix de la bonne maison d’édition est important. L’éditeur est un pivot pour l’écrivain, mais il ne peut pas tout faire. Et je pense qu’en définitive c’est le livre de qualité qui survivra.

7-     L’écriture ne vous a-t-elle jamais tentée ?  

   Ecrire, non, ça ne m’a jamais tenté, bien que j’en sois certainement capable. Je traduis, je commente, mais j’ai choisi de me concentrer sur l’édition. En un sens, les maisons d’éditions sont des centres de création littéraire. La vie des éditeurs est un salon perpétuel entre culture et marché.  

                                  Propos recueillis par Nora Dardir

Par Nora Dardir
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Samedi 9 juin 2007

 

Pour changer les choses, il faut les voir de tous les côtés, c'est pourquoi j'étais intéressée à discuter avec Hazem, un jeune avocat égyptien qui vit au Canada et qui a une vision différente de l'Egypte. Découvrons la ensemble alors !

Hazem, qu'est-ce que tu penses de : 

 La situation des mecs égyptiens ?

Je pense qu'ils sont perdus, perturbés et bousculés par les changements autour d'eux. Ils voient l'image d'un monde qui bouge sur Internet et sur les écrans, cependant, leur réalité est profondément constipée.  Leur déception est très grande vis-à-vis les manquements du gouvernement et la société à leur égard. En plus, ils empirent eux-mêmes leur sort par l'inaction et le choix déplacé ou impropre. D'un côté, certains imitent des comportements et des styles qu'ils estiment, à tort, synonyme de la modernité. Ils ne se donnent pas l'occasion  de comprendre ou de faire la part des choses. De l'autre, certains jeunes adoptent une vision religieuse malheureusement très superficielle ou parfois radicale. Bref, ils sont perdus entre deux extrêmes.  

Sont-ils responsables ?  Il est difficile de généraliser en parlant des garçons égyptiens sans se rendre compte de la différence entre les grandes villes, la compagne dans le nord ou la haute Égypte dans le sud. Mais pour donner un avis, parlons plutôt des garçons issus de la classe moyenne. Il me semble que la responsabilité découle d'une source quelconque. Dans notre société, les sources de la responsabilité sont la loi, les règles sociales et les règles religieuses y comprises. Si on fait état des lieux très objectif je dirai que la majorité des jeunes égyptiens sont irresponsables. Ils manquent à leurs devoirs et leurs responsabilités. C'est une maladie sérieusement grave qui frappe les égyptiens depuis des décennies et les jeunes n'y font pas d'exception.

Les égyptiennes sont-elles indépendantes ?

 D'abord, à mon avis, il n'y a pas de différence entre les garçons et les filles en ce qui a trait à la responsabilité. Cependant, il s'ajoute à ce que j'ai dit précédemment la dépendance de la fille par rapport à sa famille où les exigences sociales et religieuses ont beaucoup à édicter.  Malheureusement, elles ne sont pas indépendantes. Il me semble que la majorité de filles ne se posent pas de question là-dessus. Même celles qui osent à y penser s'arrêtent au niveau du mécontentement.  Oui, il y en a qui essayent de redresser la situation mais avec pas mal d'imprudence et d'agressivité envers les normes sociales et religieuses. Toutefois, l'image n'est pas si sombre. Les changements arriverons petit à petit dès qu'elles réussissent à régler le dilemme de vouloir/pouvoir.  

Y a t il un changement ? Quand je regarde ma mère et ma soeur, mes proches et mes amies, je vois qu'il y a eu de changements.  Les filles ont maintenant plus de diplômes, mais l'impact de l'enseignement sur leur compréhension générale de la vie et ses enjeux est très limité. Leurs rêves demeurent traditionnels et romantiques, ce n'est pas mal d'être romantique, mais elles ne reviennent pas à terre pour faire face à la réalité.

 La différence entre une égyptienne et une canadienne ? 

  Difficile de généraliser bien sûr, la femme est la femme partout! Cependant, il y a une grande différence entre la personnalité d'une fille égyptienne et une autre canadienne. Ce n'est pas pour dire qui est meilleure que l'autre, car c'est une question très subjective. Il y a un grand écart au niveau de l'indépendance intellectuelle et économique de la fille canadienne qui commence très tôt à se forger quand elle quitte la maison de ses parents pour s'installer dans son propre appartement et assumer le tout.  Mais au bout de ligne, elle finit vulnérable quand elle atteint certain âge. Elle devient fatiguée et épuisée après tant d'années de concurrence pour prouver elle-même selon la norme sociale canadienne. Je pense que la fille égyptienne de part sa fidélité et son arsenal moral peuvent arriver à une formule plus gagnante. Laissons-lui le temps pour faire son propre chemin. 

Conditions du mariage en Egypte et au Canada ?

Une différence énorme. D'abord au niveau juridique, il n'y a rien de plus simple que le mariage. Sans entrer dans les détails, il y a plusieurs types d'union juridique; le mariage et l'union civile. Il suffit de remplir un formulaire sur Internet et attendre une lettre provenant du palais de la justice en question pour fixer la date de la célébration. Le célébrant procède à quelques vérifications pour s'assurer de l'identité des futurs époux, le respect des formalités et du consentement des parties et puis il lit quelques articles du code civil portant sur l'égalité entre époux et leurs devoirs. Les époux contribuent aux charges du mariage à proportion de leurs facultés respectives. Donc, très peu de formalité et des conditions juridiques. Deuxièmement, au niveau social, au Canada il y a beaucoup de communautés de récents immigrants, chacune conserve plus ou moins les traditions de leurs pays d'origine avec certains compromis afin de respecter la loi canadienne. Mais en général les canadiens de nouveau se marient de plus en plus. La famille joue un rôle secondaire à l'égard des choix de leurs enfants concernant le mariage. C'est une affaire que relève de la sphère personnelle.

Et les parents égyptiens ?

Ils sont très exigeants. Ils commencent par des phrases répétées sans beaucoup de sincérité- on achète un homme!! Ils oublient comment ils ont commencé leur vie. Peut-être difficilement, mais c'est ça qui fait leur fierté et leur bonheur. Pourquoi priver leurs enfants de cette beauté de l'expérience et de l'aventure humaine ? Je comprends le sentiment des parents et leur inquiétude au sujet de leur fille et son avenir. Néanmoins, je suis surpris par cette attitude dans une société qui réclame un retour aux valeurs religieuses. Il faut se rappeler que la religion encourage la simplicité et la droiture. En plus, rien n'est garanti ou acquis, malgré toutes les exigences et les mesures, elle peut être malheureuse car faible et délaissé. Les parents feront mieux si ils préparent leurs enfants à l'art de vivre et d'affronter la vie pour faire son chemin avec joie.

Pour conclure ?

On a besoin de plus de franchise et de dialogue. Il faut se parler, il faut s'écouter. Je reviens au dialogue. C'est une valeur qui était omniprésente dans notre culture jusqu'à une date pas très lointaine, rappelez-vous de l'image d'une famille lors du dîner très simple et très joyeux. Je comprends que la pression, la routine et le rythme de nos jours sont des facteurs défavorables au dialogue. Mais si on veut changer quelques choses, il faut commencer à s'en parler avec beaucoup d'amour et de respect.

Par Nora Dardir
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 «Si vous êtes toujours en vie, c’est que vous n’êtes pas encore arrivé là où vous deviez arriver» «Ne pas marchander lorsque l’occasion se présente, cela fait partie de l’art de vivre» «Nous avons marché si vite que nous ne savons plus ce que nous faisons. maintenant nous devons attendre que nos âmes nous rejoignent» «Là où la dureté ne fait que détruire, la douceur parvient à sculpter»«Etre ensemble avec un but commun et permettre que chacun se développe à sa manière, voilà le chemin de ceux qui désirent communiquer avec Dieu»«Celui qui vole pour moi finira par me voler» «Certaines choses dans la vie portent le sceau qui dit :Vous ne comprendrez ma valeur que lorsque vous m’aurez perdu et retrouvé »«Celui qui pardonne nettoie et parfume son propre cœur» «Si nous sommes tolérants envers les autres il nous est plus facile d’accepter nos propres erreurs » «Ne laissez jamais l’habitude commander vos actes » «J’ai gaspillé ma vie, c’est l’une des pires phrases que l’ont puisse entendre» «Si quelque chose vous insatisfait, arrêtez-vous sur-le-champ »
Paulo Coelho
«Pour nous, le faire est révélateur de l’être, chaque geste dessine des figures nouvelles sur la terre, chaque technique, chaque outil est un sens ouvert sur le monde, les choses ont autant de visages qu’il y a de manières de s’en servir. Nous ne sommes plus avec ceux qui veulent posséder le monde mais avec ceux qui veulent le changer »
Jean-paul Sartre
«En vérité, ce monde était d’une cruelle simplicité, mais les grands penseurs à qui avait été dévolue la tâche de l’expliquer aux profanes ne pouvaient se résoudre à l’accepter te quel, de peur d’être taxés d’esprits primaires. Par ailleurs, on courait trop de risques à vouloir expliquer les choses d’une manière simple et objective.»
Albert Cossery

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