Il ne faut plus les ignorer!
J’ai assisté à l’exposition d’un film intitulé “El Banat dol” ou “Ces filles”, au centre des études socialistes, pas au cinéma car la censure ne l’a pas encore permis ! Le film aborde le sujet des filles révoltées contre leur mauvais traitement, la pauvreté, les conditions familiales, l’injustice dans leurs maisons et qui se sont enfuies pour faire face à un monde nouveau : la rue ! Une fille comme toutes les filles, mais son histoire la privilégie, Tata m’a beaucoup touchée, en parlant avec un langage qui est loin d’être soutenu, insultant et jurant à la fois, j’ai suivi avec peine son histoire: l’époux de sa mère la viole, elle s’enfuit, ne trouve que la rue pour y habiter. Dormir sans couverture dans le froid et à même le sol, c’est un moindre problème pour elle. Tata trouve qu’elle a besoin de l’argent pour manger, pour changer ses vêtements et pour aller chez le coiffeur, oui le coiffeur populaire ! Comme toutes les filles, elle a besoin de se sentir propre et jolie. Reste un problème, elle est maintenant sans parents, elle vit seule dans la rue, donc elle apprend petit à petit comment se débrouiller pour vivre, et lutter pour sa vie ! Tata vole, Tata achète du « Dokhan », (hashish) pour le vendre, pour gagner son pain, pour tout simplement vivre ! Elle se vend, elle se prostitue, elle fait tout son mieux pour gagner de l’argent. La police la met en prison, et la relache après une période déterminée. Elle se retrouve au milieu de jeunes dans la même situation, mais avec des histoires différentes de la sienne, quelque soit l’histoire, c’est une misère ! Dans les rues, ces filles ont découvert que la vie n’est pas du tout facile, elles sont tout-à-fait abandonnées, devant des problèmes que la société refuse de voir !
En Egypte, c’est très courant, à chaque fois que le feu est rouge, des mendiants viennent demander de l’argent, ils frappent sur les vitres des voitures, parfois mettent des colliers de fleurs inodores, qu’ils prétendent vendre, sur les rétroviseurs pour obliger les conducteurs à les payer. Parfois ils jurent, si la réponse est négative, parfois ils pleurent, notamment les petits enfants qui ne dépassent pas l’âge de 7 ans ! Chaque feu ou « Eshara » a ses mendiants, et il ne faut pas briser les règles ! Parfois il y a les mères qui attendent dans un coin, donnant des instructions à leurs enfants, en les traitant d’une manière très sévère... Il y en a qui sont très sympas, les petits enfants qui ne comprennent pourquoi ils sont là... Est-ce leur sort, est-ce leur faute ou est-ce la nôtre? Autrefois, je voyais ce que je voulais voir, et j’ignorais le reste, c'est-à-dire que je me contentais parfois de donner un sourire à quelques-uns et une livre à d'autres, mais est-ce suffisant ?!
C’est vrai que le film m’a poussée à beaucoup réfléchir à leur problème, et à essayer de trouver une solution, au lieu de rester sans rien faire. Mais moi en étant une citoyenne, qu’est-ce que je peux faire, qu’est-ce que je peux leur donner pour compenser le mal qu' ils subissent ? Et la société, comment peut-elle les aider, est-ce qu’elle accepte de les intégrer, est-ce que seulement elle les voit ? Et le gouvernement, les responsables, où sont-ils ?! Je n' en sais rien, mais reste une chose, nous devons parler ouvertement de nos problèmes pour au moins échanger les idées et je suis sûre qu’un jour on réussira à tout changer, avec une bonne dose d’insistance, une pincée de raison et beaucoup de travail…
Courage

Vient en marge de ces deux événements « historiques », la tenue d’une conférence internationale sur l’Irak à Sharm El-Sheikh. Située au Sud de la péninsule de Sinaï, cette ville y est la plus rentable pour l’économie égyptienne : Sharm El-Sheikh contribue avec 30% des revenues du tourisme en Egypte. En fait, les revenues de l’industrie du tourisme s’y élève à 7 milliards de dollars par an.
Dans le pays du Nil, l’affaire de la distribution de l’eau semble être très compliquée pour un gouvernement qui se dit toujours : «En plein labeur du développement de l’infrastructure du pays.» Récemment l’Egypte témoigne une grave p
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