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  • : Ahlan wassahlan sur mon blog! Je suis née en Egypte, je suis une jeune journaliste et traductrice et je veux tout changer! Noraldine22@yahoo.com

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D’autres que moi auraient parlé de " racines" …

 Ce n’est pas mon vocabulaire. Je n’aime pas le mot "racines",

et l’image encore moins. Les racines s’enfouissent dans le sol,

se contorsionnent dans la boue, s’épanouissent dans les ténèbres ;

 elles retiennent l’arbre captif des la naissance,

 et le nourrissent au prix d’un chantage :

 « Tu te libères, tu meurs ! »

Amin Maalouf

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Vendredi 24 novembre 2006

Il ne faut plus les ignorer!

J’ai assisté à l’exposition d’un film intitulé “El Banat dol” ou “Ces filles”, au centre des études socialistes, pas au cinéma car la censure ne l’a pas encore permis ! Le film aborde le sujet des filles révoltées contre leur mauvais traitement, la pauvreté, les conditions familiales, l’injustice dans leurs maisons et qui se sont enfuies pour faire face à un monde nouveau : la rue !

Une fille comme toutes les filles, mais son histoire la privilégie, Tata m’a beaucoup touchée, en parlant avec un langage qui est loin d’être soutenu, insultant et jurant à la fois, j’ai suivi avec peine son histoire: l’époux de sa mère la viole, elle s’enfuit, ne trouve que la rue pour y habiter. Dormir sans couverture dans le froid  et à même le sol, c’est un moindre problème pour elle. Tata trouve qu’elle a besoin de l’argent pour manger, pour changer ses vêtements et pour aller chez le coiffeur, oui le coiffeur populaire ! Comme toutes les filles, elle a besoin de se sentir propre et jolie. Reste un problème, elle est maintenant sans parents, elle vit seule dans la rue, donc elle apprend petit à petit comment se débrouiller pour vivre, et lutter pour sa vie ! Tata vole, Tata achète du « Dokhan », (hashish) pour le vendre, pour gagner son pain, pour tout simplement vivre ! Elle  se vend, elle se prostitue, elle fait tout son mieux pour gagner de l’argent. La police la met en prison, et la relache après une période déterminée. Elle se retrouve au milieu de jeunes dans la même situation, mais avec des histoires différentes de la sienne, quelque soit l’histoire, c’est une misère ! Dans les rues, ces filles ont découvert que la vie n’est pas du tout facile, elles sont tout-à-fait abandonnées, devant des problèmes que la société refuse de voir !

En Egypte, c’est très courant, à chaque fois que le feu est rouge, des mendiants viennent demander de l’argent, ils frappent sur les vitres des voitures, parfois mettent des colliers de fleurs inodores, qu’ils  prétendent vendre, sur les rétroviseurs pour obliger les conducteurs à les payer. Parfois ils jurent, si la réponse est négative, parfois ils pleurent, notamment les petits enfants qui ne dépassent pas l’âge de 7 ans ! Chaque feu ou « Eshara »  a ses mendiants, et il ne faut pas briser les règles ! Parfois il y a les mères qui attendent dans un coin, donnant des instructions à leurs enfants, en les traitant d’une manière très sévère... Il y en a qui sont très sympas, les petits enfants qui ne comprennent pourquoi ils sont là... Est-ce leur sort, est-ce leur faute ou est-ce la nôtre? Autrefois, je voyais ce que je voulais voir, et j’ignorais le reste, c'est-à-dire que je me contentais parfois de donner un sourire à quelques-uns et une livre à d'autres, mais est-ce suffisant ?!

C’est vrai que le film m’a poussée à beaucoup réfléchir à leur problème, et à essayer de trouver une solution, au lieu de rester sans rien faire. Mais moi en étant une citoyenne, qu’est-ce que je peux faire, qu’est-ce que je peux leur donner pour compenser le mal qu' ils subissent ? Et la société, comment peut-elle les aider, est-ce qu’elle accepte de les intégrer, est-ce que seulement elle les voit ? Et le gouvernement, les responsables, où sont-ils ?! Je n' en sais rien, mais reste une chose, nous devons parler ouvertement de nos problèmes pour au moins échanger les idées et je suis sûre qu’un jour on réussira à tout changer, avec une bonne dose d’insistance, une pincée de raison et beaucoup de travail…

 Courage  

Par Nora Dardir
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Samedi 5 mai 2007

      Hier fut évidemment un jour hors pair pour l’Egypte : celui de l’anniversaire du Raïs Moubarak 79 ans et le mariage de son fils aîné Gamal. Vient en marge de ces deux événements « historiques », la tenue d’une conférence internationale sur l’Irak à Sharm El-Sheikh. Située au Sud de la péninsule de Sinaï, cette ville y est la plus rentable pour l’économie égyptienne : Sharm El-Sheikh contribue avec 30% des revenues du tourisme en Egypte. En fait, les revenues de l’industrie du tourisme s’y élève à 7 milliards de dollars par an.  J’ai juste voulu en faire des parenthèses ici pour montrer que l’Egypte n’est pas si pauvre comme prétendent ses responsables !   

Une journée qui commence par la conférence et qui se termine par les deux fêtes toujours dans la même ville, nous rend curieux de vouloir assister à un des trois événements, pour tout simplement en raconter. Dans sa villa présidentielle à Sharm El- Sheikh- une de ses villas les plus préférées- M. Moubarak s’évade souvent pour changer d’air loin des problèmes gênants du Caire. « Il y trouve l’autre visage de l’Egypte, c’est là où notre président vit dans l’utopie. » affirme au quotidien britannique « Independent », l’écrivain Mohamed Hassanein Heikal. Personnellement, je n’étais pas invitée !  Si vous l’étiez, veuillez nous raconter un peu sur cette aventure. Ah, j’allais oublier mon mot pour le président dans son anniversaire : « Mon Raïs, j’ai tout dit dans mon slam : M. le président vous êtes où » et je vous l’offrirai pour jamais.

http://noraldine.over-blog.com/categorie-925560.html

Désolée c’est un petit cadeau de ma part, je n’ai pas assez d’argent pour te consacrer les chaînes locales, ni des pages entières des quotidiens, ni des journaux télévisés , bref toute la presse égyptienne, exclusivement pour vous comme c’était le cas hier et apparemment ça continuera aujourd’hui. 

 Un petit mot à tous les égyptiens : Ca va la tension ?

Par Nora Dardir
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Samedi 28 juillet 2007

  Dans le pays du Nil, l’affaire de la distribution de l’eau semble être très compliquée pour un gouvernement qui se dit toujours : «En plein labeur du développement de l’infrastructure du pays.» Récemment l’Egypte témoigne une grave pénurie d’eau potable non seulement à la campagne mais aussi dans les grandes villes. En revanche, les autorités affirment l’abondance de l’eau dans 90% des villes et de la campagne de l’Egypte. Pour la première fois, des manifestations sortent portant le slogan : «La révolte des assoiffés». Surtout à «Bachbich», un petit village du Mahala el kobra à Gharbeya. Là où l’eau a été coupée pour 2 années consécutives. A Dakahleya, et plus précisément à Belkass, la situation est même plus grave, 3000 paysans ont manifesté et ont menacé d’entamer une grève de faim, vu l’absence à la fois de l’eau potable afin de boire et d’irriguer leurs terrains agricoles, chose qui affectera gravement 50000 fedans. A kerdassa, la ville ayant acquise une renommé mondiale de broderie à l’époque, est devenue un endroit insalubre qui manque à la propreté et surtout à l’eau. «Où les touristes ne viennent plus, puisqu’elle s’est transformée en un souk contaminé par les maladies». Dans la zone du «Nouveau Caire», en été l’eau se coupe entre 12 h et 20 h, chaque jour. Chanceux les habitants du premier étage, car ils sont les premiers à avoir de l’eau dans l’immeuble après une longue journée! A Feissal et à Haram au Guizeh, ils ont vécu pendant un mois entier sans eau, dont les mosquées à l’entour ne trouvent pas d’eau pour l’ablution. Quant à Beraguil, au Guizeh, c’est un cas spécial, mais pire, ou les habitants ne goûtent plus, des dix ans, l’eau potable puisqu’ils utilisent les eaux souterraines sales qui leur causent des maladies et des épidémies parfois mortelles. A Berguil, ils doivent franchir plusieurs kilomètres chaque jour pour acheter de l’eau à 3 livres le seau. Une somme assez élevée pour une famille égyptienne modeste. A Zahraa Medinet Nasr et Cherouk c’est plutôt le même problème, une pénurie totale d’eau depuis quelques jours. En revanche, les villes nouvelles n’envisagent aucun problème de ce genre. Mais, est-ce possible de couper l’eau que boivent les pauvres pour laisser les riches arroser leurs jardins et laver leurs voitures? Se demandent tous les concernés!

Par Nora Dardir
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Mercredi 18 février 2009

 

Avec les fragiles cessez-le-feu à Gaza et dans le sud d'Israël, l'étendue des ravages commis ces dernières semaines apparaît de plus en plus clairement.
Les chercheurs d'Amnesty International ont trouvé des éléments prouvant que des crimes de guerre et d'autres graves violations du droit international ont été commis par toutes les parties au conflit.

·         Le Hamas a mené une campagne meurtrière alors que Gaza était ravagée par la guerre

·         Les ambulanciers pris pour cible à Gaza

·         L'armée israélienne a utilisé des fléchettes contre des civils de la bande de Gaza

Israël ayant initialement refusé de révéler, puis de confirmer, que ses soldats avaient utilisé du phosphore blanc, les médecins n'ont pas pu prodiguer les soins appropriés aux personnes souffrant de brûlures provoquées par cette substance.

Amnesty International a réclamé ces informations afin que les équipes médicales soient mieux à même de soigner les victimes du conflit, qui s'est achevé par un cessez-le-feu décrété par Israël le 18 janvier.

« Nous savons maintenant que des munitions au phosphore blanc ont été utilisées dans des zones urbaines civiles, même si les autorités israéliennes l'ont d'abord nié, a déclaré Donatella Rovera, qui dirige l'équipe d'enquête d'Amnesty International à Gaza. Nous disposons désormais de preuves irréfutables de l'emploi de cette substance, mais les médecins qui ont soigné les premiers blessés ignoraient ce qui avait causé leurs brûlures. »

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a été exhorté à élargir l'enquête sur les attaques contre des installations de l'ONU à Gaza, afin qu'elle porte sur toutes les allégations de violations du droit international commises par toutes les parties au conflit.

Amnesty International a déclaré que l'enquête annoncée le 10 février était une mesure « bienvenue mais insuffisante ».

Par Nora Dardir
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 «Si vous êtes toujours en vie, c’est que vous n’êtes pas encore arrivé là où vous deviez arriver» «Ne pas marchander lorsque l’occasion se présente, cela fait partie de l’art de vivre» «Nous avons marché si vite que nous ne savons plus ce que nous faisons. maintenant nous devons attendre que nos âmes nous rejoignent» «Là où la dureté ne fait que détruire, la douceur parvient à sculpter»«Etre ensemble avec un but commun et permettre que chacun se développe à sa manière, voilà le chemin de ceux qui désirent communiquer avec Dieu»«Celui qui vole pour moi finira par me voler» «Certaines choses dans la vie portent le sceau qui dit :Vous ne comprendrez ma valeur que lorsque vous m’aurez perdu et retrouvé »«Celui qui pardonne nettoie et parfume son propre cœur» «Si nous sommes tolérants envers les autres il nous est plus facile d’accepter nos propres erreurs » «Ne laissez jamais l’habitude commander vos actes » «J’ai gaspillé ma vie, c’est l’une des pires phrases que l’ont puisse entendre» «Si quelque chose vous insatisfait, arrêtez-vous sur-le-champ »
Paulo Coelho
«Pour nous, le faire est révélateur de l’être, chaque geste dessine des figures nouvelles sur la terre, chaque technique, chaque outil est un sens ouvert sur le monde, les choses ont autant de visages qu’il y a de manières de s’en servir. Nous ne sommes plus avec ceux qui veulent posséder le monde mais avec ceux qui veulent le changer »
Jean-paul Sartre
«En vérité, ce monde était d’une cruelle simplicité, mais les grands penseurs à qui avait été dévolue la tâche de l’expliquer aux profanes ne pouvaient se résoudre à l’accepter te quel, de peur d’être taxés d’esprits primaires. Par ailleurs, on courait trop de risques à vouloir expliquer les choses d’une manière simple et objective.»
Albert Cossery

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